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A Brocas, l'écobalade des lagunes

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12 km
3h facile
Ville de départ : Brocas Coordonées GPS : 44° 2' N -0° 32' W Dénivelé : 0 m
Au cœur des Landes de Gascogne, une authentique balade à travers des milieux riches en biodiversité vous attend. Entre forêts de pins, zones sableuses ouvertes et mares forestières, appelées localement lagunes, la biodiversité est remarquable. Elle surprend souvent celui qui résume le territoire à des alignements monotones de Pin maritime. En effet des espèces surprenantes, parfois endémiques (qui ne vivent qu’ici), sont à découvrir, comme le Faux-Cresson de Thore.

Départ du camping de l'étang des forges, suivez le trèfle à partir du 15 juin et, dès à présent, téléchargez le tracé via l'application écobalade : http://www.ecobalade.fr/balade/balade-de-brocas-40-sur-les-traces-d-une-occupation-ancienne
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    L'étang des forges
    Le seuil hydraulique au niveau des anciennes Forges de Brocas, et l’évasement du lit du cours d’eau par surcreusement, ont abouti à la création de cet étang. Alimenté par quelques sources mais surtout par le ruisseau de l’Estrigon, il tend à s’envaser et à s’ensabler peu à peu. Apprécié des pêcheurs, l’étang n’en demeure pas moins fréquenté par la faune sauvage. En suivant les berges, vous découvrirez une végétation luxuriante, typique des marais landais : grandes laîches, osmondes royales, iris jaunes, menthe aquatique… De jour et à la belle saison, les libellules virevoltent sous la surveillance de quelques grenouilles vertes et de rainettes, elles-mêmes observées de près par le Héron cendré. De nuit, la Loutre croise probablement le Vison d’Amérique, une espèce depuis longtemps échappée de captivité et dont les populations augmentent au dépend du rarissime Vison d’Europe.

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    Les dunes continentales
    Le massif forestier landais n’est pas si plat que l’on croit. Ses reliefs, « doucs » en gascon, et autres petits ravins sont ici pour rappeler la présence de nombreuses petites dunes continentales, bien loin des grandes dunes du littoral mais bien plus anciennes. Ces modestes sommets sont en effet des vestiges géologiques de fin de la dernière période glaciaire. Il y a des milliers d’années, des vents puissants balayaient un véritable erg, le désert landais, sous un climat froid et aride. Ce sable éolisé a longtemps été mobilisé, se déposant ici ou là au gré des obstacles rencontrés, et en particulier aux abords des vallons creusés par les cours d’eau, comme l’Estrigon qui circule quelques centaines de mètres plus à l’est.

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    Les pistes DFCI
    Avec les terribles incendies dans les années 40 et les nombreux départs de feux constatés encore chaque année, la prévention des incendies est devenue un pilier fort dans le développement du massif forestier landais. Cette prévention est portée par des associations syndicales de propriétaires pour la Défense des Forêts contre les Incendies. Le massif forestier est aussi littéralement quadrillé de chemins, de pistes et de fossés pour accélérer l’accès à toute parcelle et en toute saison. 42 000 km de pistes et plus de 17 000 kms de fossés dans le massif aquitain ! Les pistes DFCI et les pare-feu sont même désormais l’occasion pour nombre de plantes et d’insectes, papillons et criquets, de trouver des milieux ouverts complémentaires aux landes. A retenir : la circulation motorisée sur les pistes est interdite sauf aux ayants-droits et tout mégot de cigarette à bannir !

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    Les lagunes de Brocas
    « Escota las graulhas, que troberas las lagüas », « Écoute les grenouilles, tu trouveras les lagunes » écrivait en gascon Félix Arnaudin, célèbre ethnologue landais. Voici une première lagune du secteur du Perroutat. Cette lagune prend la forme d’un cœur vue du ciel. Souvent circulaires lorsqu’elles sont d’origine glaciaire ou karstique, les lagunes prennent une forme irrégulière comme ici à Brocas lorsqu’elles sont d’origine éolienne. Les dunes continentales se sont formées en laissant derrière elles des cuvettes d’érosion, vites remplies d’eau par les oscillations de la nappe. Elles peuvent aussi bloquer des écoulements d’eau et comme ici créer des zones d’engorgement en amont, les fameuses lagunes de Brocas. Cette « lagune du cœur » est une lagune privée comme la grande majorité des lagunes du massif, privé à près de 90%. Merci de rester sur le chemin.

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    Les lagunes de Brocas suite
    Les lagunes que vous apercevez maintenant sont communales et ont conduit la commune de Brocas à protéger ce patrimoine naturel unique avec l’appui du Parc Naturel Régional des Landes de Gascogne et de programmes dédiés comme Natura 2000. Environ 2000 lagunes existent encore aujourd’hui dans un état de conservation très variable. Plus de la moitié a disparu en moins de cinquante ans avec les effets du drainage agricole et forestier, évolution précipitée par la répétition de saisons peu pluvieuses. Les lagunes sont le plus souvent inférieures à 1 ha, toutefois, c’est bien dans ces petites mares forestières et sur leurs marges que se concentre une vie animale et végétale unique ! L’oscillation saisonnière des niveaux d’eau, fortement lié à la nappe souterraine, est le moteur essentiel pour cette biodiversité si singulière, avec des plantes comme le Faux-Cresson de Thore ou la Littorelle.

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    Ancien parc à brebis
    Mentionnés sur les cartes, ces anciens « parcs » autrement appelés bergerie de parcours rappellent qu’au XIXème siècle, ce paysage était tout autre. Un paysage de lande rase dominait et les cloches des brebis meneuses du troupeau se faisaient entendre au loin. Les bêtes étaient parquées chaque soir dans ces imposantes bergeries. De cette façon, les excréments des brebis étaient récupérés et mélangés aux plantes de la lande pour former un précieux fumier qui servira à fertiliser les champs et les jardins. Rappelons-nous aussi que le parcage des troupeaux visait à les protéger des prédateurs. Les Landes ont accueilli certains des derniers loups d’Aquitaine jusqu’à leur extermination au XIXème siècle. Dans cette vaste lande rase, le territoire d’antan comptait des siècles durant des oiseaux nicheurs emblématiques : Grue cendrée, Courlis cendré, Œdicnème criard, Outarde canepetière...

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    La forêt après tempête
    Deux tempêtes à dix ans d’intervalle ont fortement impacté le paysage forestier et les activités sylvicoles. La dernière tempête de 2009, Klaus, est passée violemment dans le centre des Landes et notamment sur Brocas. En quelques années, les parcelles dévastées ont été nettoyées puis replantées ou semées. Aujourd’hui, les vieilles pinèdes de plus de 60 ans sont devenues rares. Le paysage forestier apparait largement ouvert. Les landes pictées de jeunes pins et de quelques chênes épars s’étalent sur des centaines d’hectares. Les oiseaux y sont ici plus faciles à repérer et comptent des espèces plus rares : l’Alouette lulu, l’Alouette des champs, le Pipit rousseline, la Linotte mélodieuse,… Le Circaète et le Busard Saint-Martin sont des rapaces venant souvent chasser dans ces vastes espaces dégagés.

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    La forêt cultivée
    La forêt des Landes de Gascogne est une forêt plantée et maîtrisée. La sylviculture moderne sélectionne les graines et les plants fertilise les sols et intervient pour améliorer la croissance et le développement de l’arbre. Dépressage, élagage, éclaircie, coupe rase sont les différentes étapes de la vie d’un pin avant son exploitation. A maturité vers 40/50 ans, il sera transformé en bois de charpente, de chauffage, parquets, lambris, panneaux pâte à papier, kraft…

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    Les plantes de la Lande
    La lande est le terme consacré pour évoquer les étendues de terres peu fertiles, acides, où la végétation est dominée par de petits arbrisseaux : bruyères, ajoncs, genêts… Pâturée pendant des siècles, la lande est indissociable de l’histoire locale et d’une longue tradition agricole remontant au Moyen-Age. Les plantes varient en fonction du milieu où elles poussent. En lande sèche dominent la callune et la bruyère cendrée. On y trouve également des hélianthèmes, l'Ajonc d’Europe et parfois le Genêt à balai. La lande mésophile (ni sèche, ni humide) est le domaine de la Fougère aigle et de l’Avoine de Thore, graminée endémique au sud-Ouest de l’Europe et formant de vastes étendues herbeuses. Avec le travail mécanisé des sols, la plante la plus caractéristique de la lande humide est devenue la Molinie, l’auguicha en gascon, qui règne au sein des pinèdes où la nappe affleure.

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    Cabane de résinier
    Non loin de là, isolée dans la forêt, la cabane de résinier servait de lieu de repos et de dépôt de matériel pour les résiniers travaillant dans la forêt. Le travail du résinier était saisonnier, de février à octobre, il écorçait les pins puis il les « saignait » pour ensuite recueillir la résine qui coulait dans un pot. Elle était ensuite versée dans des barriques transportées par des attelages de bœufs ou de mules jusqu’à la distillerie.

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    Le haut-fourneau
    Le haut fourneau et le quartier des forges avec l’atelier, la grange charretière et les maisons des ouvriers à côté de l’étang réaménagé, c’est tout ce qui reste de ce haut lieu industriel minier et métallurgique. Les forges de Brocas, propriétés de la famille Larreillet, ont fonctionné de 1832 à 1889. Cette activité valorisait les ressources de la lande et de la forêt : la « garluche », minerai de fer local, le bois, transformé en charbon, le réseau hydraulique et sollicité une main d’œuvre locale importante. En 1843, un grand accident occasionné par une crue de l’Estrigon causée par de fortes pluies emporta plusieurs ouvriers et le maître des forges, Adolphe Larreillet. Son corps ne fut jamais retrouvé, ce fut un mystère. L’histoire dit qu’il avait avec lui la paye de ses employés !

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    Une exposition dans la minoterie
    Une exposition dans la minoterie (ouverte du 15 juin au 15 septembre) près du moulin témoigne de l'industrie du fer au XIXème siècle dans les Landes. Les Amis des Forges de Brocas ont mis en valeur de très nombreux objets de qualité qui montrent la place de la fonte dans la vie quotidienne. L’ensemble des productions de Brocas portent une marque distinctive. Savez-vous à quelle marque on reconnaissait les objets des forges de Brocas ? La réponse se trouve à l’entrée du musée de Brocas.

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    La fabrication de la fonte
    1 tonne de fonte nécessitait 2800 kg minerai de fer ou garluche et 1300 kg de charbon, affinée elle donnera 750 kg de fer de bonne qualité. Le tout transporté dans un ka (charrette locale) tiré par des mules qui était aussi une unité de mesure.

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    La source Saint-Jean-Baptiste
    Non loin du barrage de l’étang elle guérissait toutes sortes de maux.

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Total distance: 12 kilometers
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