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Sur les traces de la Grue Cendrée…

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Incontournables

 

Certains d’entre nous aiment l’hiver, à l’heure des premières chutes de neige, des stations de ski, des interminables raclettes et des fêtes de Noël… Mais sur le Parc Naturel Régional des Landes de Gascogne, l’hiver prend une allure particulière lorsqu’en scrutant le ciel, on aperçoit des formes étranges, des flèches et des lignes d’oiseaux majestueux qui tournoient et se laissent porter par les courants ascendants. En tendant l’oreille, on reconnaît alors un étrange son de trompette, le ‘gru-gru’ si spécifique de la belle Dame Grise qui, venue des grandes étendues sauvages de Scandinavie ou de Sibérie, prend ses quartiers pour l’hiver dans nos champs de maïs et nos lagunes.

C’est pour venir observer cette Grue cendrée timide et farouche que nous avons suivi l’Éductour du Parc, proposé par Angel  Martinez, animateur nature au PNRLG, en compagnie d’une équipe de télévision désireuse de trouver le plus beau cadre d’images et de l’Office de Tourisme de Mont-de-Marsan, soucieux d’offrir une expérience hors-du-commun à ses visiteurs hivernaux… 

 

 

Rendez-vous était donné à Sabres, au Platiet, pour une première approche lointaine avec des grues sur leur zone de gagnage. En alerte dès que notre minibus s’est stationné sur le bord de la route, les grues pourtant en plein milieu du champ, là où elles trouvent encore de quoi se nourrir, nous ont offert un premier ballet d’envol… Un manque à gagner pour elles qui dépensent 15 à 20% de leur énergie dans ces moments d’alerte, temps perdu pour faire leurs réserves. Loin de nous, elles restent en groupe, en famille même, puisque la Grue cendrée passe la totalité de sa vie (soit une trentaine d’années) avec le même partenaire et ne pond en moyenne qu’un œuf à deux œufs par an, dont un seul survit généralement. D’ailleurs, se confondant avec la couleur du champ, on peut apercevoir les derniers nés, appelés juvéniles, plus petits que leurs compères et d’un plumage marron qui ne deviendra gris qu’à leur maturité.

Pour ne pas les déranger plus longtemps, aux alentours de 16h, nous avons rejoint un poste d’observatoire proche de la réserve d’Arjuzanx, à l’abri de leur vue perçante pour être sûrs d’obtenir ce vol tant attendu de rentrée au dortoir, juste au-dessus de nos têtes. Quelques curieux et un rapace (leur seul réel prédateur avec le renard au moment de la nidification) sont là, comme nous, et patientent en silence. Le soleil déclinant peu à peu, le spectacle de la nature est déjà à couper le souffle. Quand soudain, sonnent les trompettes… Des cris différents, de ralliement, de guidage, de jeunes un peu perdus ou tentant, en vain, d’imiter leurs pairs. Et c’est le ciel entier qui se couvre de dizaines, de centaines puis de milliers d’oiseaux. Par leur taille (1.20m en moyenne) et leur envergure (2m), elles sont impressionnantes. Quand Félix Arnaudin les observait, on les chassait encore. Heureusement aujourd’hui, elles font partie des espèces protégées et s’en portent bien, contrairement à d’autres de leurs congénères (15 sortes de grues) qui sont en voie de disparition. Le bal des descentes vers leur zone de dortoir dure une bonne heure, le temps pour nous de déserter notre point d’observation pour un autre, qui nous donne une vue imprenable sur l’étang et le soleil couchant. Là, devant tant d’harmonie, ce sont les estampes orientales qui nous viennent à l’esprit : celles où la Grue est un oiseau mythique, symbole de fidélité, d’immortalité et de pureté.

 

 

Quelques conseils pour l’observation des grues :

 - Ne pas arrêter les véhicules au niveau des grues posées non loin d’une route

 - Ne pas chercher à les observer de trop près

 - Ne pas pénétrer dans les sites sans autorisation (camp du poteau de Captieux ou réserve d’Arjuzanx), l’accès en est réglementé

 - Ne jamais pénétrer dans les cultures ou les propriétés privées

 - Ne pas faire de grands gestes ou de mouvements brusques à proximité des grues posées au sol ou à l’approche des vols en direction des dortoirs

Il est important de bien considérer que tout dérangement remet en cause la présence et la tranquillité des oiseaux. Le vol est énergivore et les envols répétés les poussent à puiser dans les ressources qu’elles viennent d’assimiler. Le dérangement les affaiblissant, cela pourrait s’avérer fatal lors de la migration pré-nuptiale…

 

Idée de balade pour observer les grues :

A Captieux, les chants de la Haute Lande (à vélo) :

http://www.rando-landes-de-gascogne.com/detail/0df2dadbfc98980dc1b64f32b6e16137/503283#infos

A  Cazalis :

A venir..

En savoir plus :

www.grueslandesdegascogne.com

 

 

 

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